



Montre de plongée en dotation dans la Marine Nationale, la JB200 est créée dans les années 1980 à Marseille. Elle est reconnaissable à son cadran unique qui arbore la silhouette d’un plongeur en action. Elle s’inscrit dans la grande histoire horlogère des « French Skin Divers ».

Voici le retour de la montre JB 200
JB 200 - 2021 Edition
Reconnaissable au premier regard grâce à la grande silhouette d’un homme-grenouille peinte sur son cadran noir, la JB 200 fait partie des rares montres de plongée ayant été officiellement en dotation dans la Marine Nationale. Son histoire est celle d’une époque horlogère bénie qui renaît aujourd’hui.



Jacques Bianchi est un monument du patrimoine marseillais, l’incarnation d’un artisanat fantasmé qui n’existe quasiment plus.
A plus de 80 ans, face au vieux port il continue de réparer et réviser montres et pendules qui peuplent son atelier.

Jacques Bianchi au Vieux Port de Marseille, 2021


La nouvelle JB 200 est à la fois un hommage et une remise au goût du jour du modèle historique développé par Jacques Bianchi au tout début des années 80. Rééditer une montre historique n’est jamais facile. En vérité, c’est un exercice délicat Faut-il la reproduire à l’identique ? Convient-il plutôt d’en revisiter les codes esthétiques et techniques pour la moderniser de A à Z ? Doit-on s’en inspirer pour ouvrir de nouvelles pistes créatives ? Les possibilités étaient nombreuses

Jacques Bianchi Marseille, JB 200 - édition 2021
Après plusieurs mois de recherche et de développement, il a été décidé de rester fidèle à l’esprit historique de la JB 200 en dotation dans la Marine Nationale avec son boîtier en acier de 42 mm évoquant le design caractéristique des « skin divers » des années 70, sa couronne « destro » déportée à gauche, son cadran noir décoré de la silhouette d’un grand plongeur, son étanchéité à 200 mètres, ses index luminescents et ses aiguilles extrêmement lisibles.

Un mouvement mécanique à remontage automatique
A l’époque, la JB 200 était motorisée par un mouvement quartz, un France-Ébauches pour les premières séries. Avec le concours de Fabrice Pougez, l’équipe de Jacques Bianchi Marseille a choisi d’équiper le nouveau modèle d’un mouvement mécanique à remontage automatique Seiko NH35 dont la robustesse, la fiabilité et la précision sont avérées. L’idée est ici de monter en gamme avec un mouvement automatique éprouvé, sans toutefois égratigner la magie horlogère de la pièce d’origine. Le modèle historique présentait un guichet dateur à 6 heures. Le nouveau modèle ? Dans les années 80, Jacques Bianchi avait aussi développé un modèle junior de sa JB 200 avec la silhouette d’un petit plongeur sur son cadran. Cette piste a aussi été envisagée. Elle a été explorée. Elle existera, ou pas. Voilà pour les grandes lignes sachant que chaque détail de cette nouvelle pièce a été réfléchi, débattu, jour après jour, nuit après nuit, sans discontinuer. Et, même si on est de Marseille, on vous promet que l’on n’exagère pas !


Le design du boîtier de la JB 200 historique évoque dès le premier coup d’œil celui des montres de plongée des années 1970, à mi-chemin entre la finesse des « skin divers » des sixties et la robustesse des plongeuses des eighties. Afin de pouvoir équiper le nouveau modèle d’un calibre automatique – forcément plus épais qu’un mouvement quartz – les proportions ont dû être revues et améliorées.


Le diamètre hors-couronne de 42 mm reste inchangé mais un long travail d’ajustement a été nécessaire pour conserver l’esprit des formes historiques et les exigences techniques imposées par l’intégration d’un mouvement automatique. « Ce long travail d’étude et de prototypage est nécessaire, indispensable » note Fabrice Pougez. « Développer ce projet dépasse les contingences techniques, c’est du pur plaisir ! »

Un cadran au motif « plongeur » unique en son genre
La silhouette de ce grand plongeur, l’œil rivé sur sa montre, est la marque de fabrique et la singularité historique de la JB 200.

Le nouveau modèle sera évidemment fidèle à l’ancien sur ce point graphique qui signe l’ADN de la marque et sa grande originalité
Luminescents, les index et les aiguilles ne sont plus en tritium mais chargés d’un Superluminova de teinte ivoire pour suggérer le grand plongeon dans le passé. « Des dizaines de tests et d’expérimentations ont été nécessaires auprès de notre fournisseur suisse pour trouver la couleur parfaite » souligne Jacques Bianchi. De la même dimension que celui d’origine, le cadran noir est d’une texture grainée pour accentuer les jeux d’ombres et de lumières. Le design des aiguilles – bâton pour les heures, arrow pour les minutes et square lollipop pour les secondes – a été conservé. L’esprit est là !

Plus précisément, la taille des index a été légèrement revue à la hausse pour une meilleure lisibilité. L’indication « Jacques Bianchi Marseille » apparaît aussi à 6 heures, comme un clin d’œil à l’emplacement typographique des spécifications techniques des montres de plongée professionnelles. Unidirectionnelle à 60 clics, la lunette reprend la graduation typique du modèle historique des années 80 ; ses chiffres et sa minuterie étant réalisés en Superluminova de la même teinte ivoire que celle des aiguilles et des index. Enfin, le réhaut incliné traité poli-miroir d’origine a été reproduit à l’identique afin de maximiser les reflets de luminosité sur le cadran. La nouvelle JB 200 sera équipée d’un bracelet en caoutchouc de type Tropic noir, caractéristique de l’époque de sa naissance.

Jacques Bianchi Marseille, JB 200 - édition 2021

Une icône de la grande saga des « french skin diver »
Au milieu des années 1980, Jacques Bianchi développe – sous son nom – une montre de plongée, étanche à 200 mètres et motorisée par un mouvement à quartz français (FE 7121) d’une rare robustesse. Reconnaissable entre mille grâce à la grande silhouette d’un homme-grenouille apparaissant sur son cadran noir, comme s’il nageait dans le boîtier, cette montre ne passe pas inaperçue. D’un diamètre de 42 mm, son boîtier en acier inoxydable est emblématique du design horloger. Dotée d’une couronne de remontoir située à gauche, cette « skin diver » au look « destro » totalement singulier est habillée d’un bracelet en caoutchouc noir souple, ajouré et biseauté à son extrémité pour faciliter la manipulation avec la boucle ardillon. La collection JB200 est lancée en 1982 et distribuée au compte-gouttes dans des boutiques d’accastillage et de plongée du sud-est de la France. La production est limitée, au début, à une centaine de pièces.

Jacques Bianchi Marseille, JB 200 - édition 2021

Jacques Bianchi Marseille, JB 200 - édition 2021
Dans le Registre Officiel de l’Horloger de la Marine Nationale
Vers la fin des années 1980, quelques lots de montres JB 200 sont achetés par Marine Toulon via le service des Approvisionnements de la Flotte (AF), le département de la Marine Nationale française chargé alors des achats de matériel destinés aux plongeurs. Quelques dizaines de montres Jacques Bianchi Marseille JB200 Quartz, probablement une soixantaine, sont ainsi passées en commande par la Marine Nationale.


Jacques Bianchi Marseille, JB 200 - édition 1982
Selon plusieurs sources internes de l’époque, elles ne sont pas forcément destinées à être délivrées aux Plongeurs d'Armes comme les Plongeurs Démineurs ou les Nageurs de Combat même si plusieurs modèles de la JB200 ont été affectés au Groupement des Plongeurs Démineurs (GPD) ainsi qu’à la Base aéronavale (BAN) de Saint-Mandrier qui abrite le Commando Hubert.

D’autres unités – notamment l’Ecole de Plongée, la Première Section et la base aéronavale de Saint-Raphaël, démantelée depuis – étaient également dotées de montres Jacques Bianchi. Une immersion dans les archives du Registre Officiel de l’Horloger de la Marine Nationale de l’Arsenal de Toulon permet de l’attester : plusieurs références de JB 200 Quartz sont mentionnées dans les livres de police et de réparation.


En dotation dans plusieurs unités
Dans le détail, la montre Jacques Bianchi numéro 89057 est identifiée en mars 1994 pour avoir été en dotation à la base aéronavale de Saint-Raphaël. Cette dernière est utilisée par un Plongeur Hélico ou un Plongeur de Bord faisant partie de l'armement de l’une des trois vedettes dont dispose la base assurant, à l'époque, la surveillance et la sécurité maritime du plan d’eau aux abords des pistes d’envol et d’atterrissage. « Cette montre figure bien dans le Registre Officiel de Police de l’Horloger de la Marine pour avoir subi sur demande de l’unité, une révision le 29 mars 1994 » explique un ancien officier de la Marine Nationale, en active dans les années 1980. Autre preuve : une deuxième Jacques Bianchi JB200, référencée 89009 et identifiée pour être en dotation sur le « Persée » (un chasseur de mines, numéro de coque M649, aujourd’hui désarmé) passe également en révision en mars 1994 chez l’Horloger de la Marine. Trois autres montres Jacques Bianchi JB200 Quartz apparaissent dans le registre de police de l’horloger de la Marine, sous les numéros de référence 89005 (Base aéronavale de Saint-Mandrier) ainsi que les modèles n°89003 et n°89004 (Première Section Service des Approvisionnements de la Flotte), pour mise en réparation ou en service. Enfin, deux modèles de JB200 sont officiellement référencés en affectation au Groupement des Plongeurs Démineurs (GPD).
L'HORLOGER « MADE IN MARSEILLE »
A Marseille, deuxième ville de France, il y a le Vieux Port, Notre-Dame-de-la-Garde, le club de football de l’OM, les calanques, l’accent chantant, la pétanque, la mer, les parties de belote, le soleil qui tape, le mistral qui souffle, la Cité Radieuse du Corbusier, la ligne d’horizon qui va de L’Estaque jusqu’aux Goudes, la fierté verticale du phare de Planier, la légende du Château d’If, le Mucem, les chefs d’œuvre de Marcel Pagnol… et Jacques Bianchi.


Giovanni Cucchietti avec sa JB 200
Le monde de la plongée
Solide comme un roc, le regard doux, la voix assurée, ce maître-artisan est un monument du patrimoine marseillais, l’incarnation d’un artisanat fantasmé qui n’existe quasiment plus. A 80 ans, il continue de réparer et réviser montres et pendules qui peuplent son atelier ; capharnaüm divin où tout est rangé, étiqueté, labellisé, sacralisé. Le lieu est caché dans un immeuble discret, face au Vieux Port. Tous les jours que Dieu fait, Jacques Bianchi porte la blouse, aussi blanche que sa barbe. Il aime se mettre à l’établi jusqu’à tard dans la nuit pour vérifier le fonctionnement d’une came de chrono ou la bonne marche d’un mécanisme fatigué. Il aime aussi parler, échanger, discuter de la patine d’un cadran, de la beauté d’un Valjoux 72, du design surprenant d’une aiguille des secondes, de sa passion de la mer et de ses sorties en aviron. Il aime aussi transmettre sa passion inextinguible de l’horlogerie et du calcul du temps. Jacques Bianchi a connu Jacques Mayol et le Commandant Cousteau et son second Albert Falco dit « Bébert », réparé la plupart des montres Rolex des plongeurs de la Comex, créé sa propre marque et découvert des dizaines de procédés d’étanchéité horlogère au fil de sa carrière. Car les montres de plongée ont toujours eu la préférence de ce motard chevronné.

Jacques Bianchi au "Îles du Frioul" à Marseille

Plongeur et photographe Guillaume Ruoppolo avec sa JB 200, 2021 edition
« Même si j’ai toujours pratiqué le snorkeling, je n’ai jamais été plongeur. En revanche, j’ai toujours été passionné par les mystères des grands fonds et de la beauté sous-marine » explique-t-il. « Marseille est un lieu de plongée mythique pour des raisons naturelles. Les fonds sous-marins sont ici profonds et exceptionnels. Marseille est également une capitale de la plongée pour des raisons économiques grâce à l’existence de nombreuses entreprises spécialisées dans ce secteur. »

Ce n’est pas un hasard si la Comex est implantée à Marseille depuis sa création en 1962 par Henri Delauze, bien connu de Jacques Bianchi. Ce n’est pas un hasard non plus si la Fédération française d’études et de sports sous-marins (FFESSM) est aussi basée dans la Cité Phocéenne. Encore moins un hasard si Beuchat Diving, spécialiste mondial de l’équipement sous-marin, est né ici. Même si les Marseillais entretiennent une relation paradoxale avec la mer – la ville ayant toujours été un port ouvert vers l’ailleurs, la mer a longtemps été synonyme d’éloignement et de voyages incessants – la plongée y reste une activité populaire, ancrée dans les traditions… ne serait-ce que pour aller ramasser une douzaine d’oursins et pêcher des poissons de roche pour préparer une bouillabaisse ! Quand il est étudiant à l’Ecole d’horlogerie de Marseille, Jacques Bianchi sent très tôt cette attirance pour cette culture ancestrale du culte maritime et, par ricochet, s’intéresse presque mécaniquement aux montres étanches.

Des prototypes pour le héros des Grands Fonds
Son diplôme d’horloger en poche, il commence d’abord à travailler localement dans des services de réparations de bijouterie, tout au fond des boutiques. « A l’époque, les horlogers étaient moins mis en avant » s’amuse-t-il dans un sourire. Indépendant par nature, il s’installe ensuite à son compte. Nous sommes au tournant des années 1970 et tout va alors très vite. Reconnu pour son expertise, Jacques Bianchi dirige alors le service après-vente régional de la maison LIP – extrêmement puissante à l’époque – dans la région d’Aix-Marseille. « Cela représentait jusqu’à 600 montres par mois » se souvient-il. Dans la foulée, l’Atelier Jacques Bianchi obtient les homologations nécessaires pour réparer et réviser – entre autres – Jaeger-LeCoultre, Breitling, Longines, Eterna, Certina, Citizen, Seiko et devient horloger agréé Rolex en 1974. L’atelier se développe, ouvre d’autres succursales à Marseille et aux alentours. Le business explose. Parallèlement, Jacques Bianchi distribue la marque suisse Aquastar, crée des liens avec les plongeurs de la Comex qui frappent à sa porte pour faire réparer leur Submariner et Sea Dweller. Proche de Jacques Mayol, il conçoit des prototypes uniques pour l’apnéiste sur des bases de chronographes de régate Lemania, en inventant des procédés d’étanchéification des poussoirs.

Pour les plongeurs de la Marine Nationale et de l’Armée de Terre
Président et pratiquant assidu du Rowing Club de Marseille, l’un des clubs d’aviron les plus performants de France, il s’intéresse aussi à l’exploration sous-marine et discute des heures durant avec Jean-Baptiste Esclapez (champion international de pêche sous-marine) et Patrick Mouton (journaliste-écrivain spécialiste de la mer) qui lui inoculent le virus de l’iconographie nautique. Ingénieux et modeste, Jacques Bianchi apporte sa contribution à l’exploration maritime en développant des caissons étanches pour tester l’étanchéité des montres en pleine mer. Il crée aussi sa marque éponyme dont deux modèles auront les faveurs de l’Armée Française : la JB200 Quartz en dotation dans la Marine Nationale à la fin des années 1980 et la JB300 en dotation chez les plongeurs de l’Armée de Terre au milieu des années 90. Président de la Fédération nationale artisanale des métiers d’art et création du bijou et de l’horlogerie (FNAMAC), il est sur tous les fronts, toujours, pour défendre ses confrères. Depuis près de cinquante ans, il travaille aux côtés d’une équipe d’horlogers talentueux qui l’accompagnent dans ses innombrables passions.
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Il œuvre également en tant que conseiller technique auprès du Ministère de l’Éducation nationale pour l’enseignement et l’évolution des contenus des diplômes dédiés à l’horlogerie en France. La renaissance de la montre JB200 que Jacques Bianchi avait créée dans les années 1980 est un juste retour aux sources. Elle porte son nom et celui de sa ville. A jamais.


Plongez dans le temps des profondeurs avec le trio intergénérationnel
Jacques Bianchi, Fabrice Pougez et Simo Tber
Jacques Bianchi le plus ancien mais pas le plus sage, il avait le rêve fou de relancer sa montre de plongée JB 200 qui équipa la Marine Nationale dans les années 80. Dans le monde marseillais de la Comex au commandant Cousteau, l'inspiration du monde sous-marin a guidé ce maître artisan horloger dont l'atelier capitainerie donne sur le Vieux Port.
L'homme de la maturité, Fabrice Pougez, n'a pas hésité un seul instant pour s’associer à cette nouvelle aventure. Depuis plus de quinze ans, sa marque MATWatches se positionne comme le leader français dans la conception, la fabrication et la diffusion de montres destinées aux professionnels et aux amoureux de montres de caractère. Fabrice Pougez a ainsi construit sa réputation d’excellence en équipant sur mesure des militaires, des navigateurs, des explorateurs, des membres des forces spéciales, des sauveteurs en mer et, entre autres, des pilotes. Ses montres-outils automatiques sont réputées pour leur fiabilité, leur précision, leur extrême lisibilité et leur robustesse à toutes épreuves.
Le benjamin Simo Tber n’a pas douté une seconde, il a immédiatement rejoint le projet. Depuis plus de 5 ans, il accompagne avec son entreprise Direct Lemon l'horlogerie française dans sa digitalisation et collabore avec de grandes marques de la mode et du luxe. Il apporte à cette alliance son expertise et toute la culture de la communication nécessaire au développement du projet.

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